Découvrez le témoignage de Simon Segura, un jeune entrepreneur qui travaille aujourd’hui dans la startup parisienne SeDomicilier.fr.

À seulement 21 ans, il décida avec deux partenaires de créer et de réaliser un projet de grande ambition : monter sa startup à New York . Il nous raconte dans cette brève interview son parcours, les différentes étapes de ce projet, les joies mais aussi les difficultés qu’ils ont pu rencontrer. 


Peux-tu te présenter ? Quel a été ton parcours ?

Dans les grandes lignes : après une formation en école hôtelière, une école de commerce au Canada (période durant laquelle j’ai co-fondé une start up à New-York) et un Master 2 à la Sorbonne (IAE Paris 1), j’ai évolué dans le milieu du Wealth Management au sein d’un grand groupe bancaire du CAC 40 pour finalement rejoindre l’équipe de SeDomicilier il y a maintenant plus d’un an.

Pourquoi as-tu eu envie d’entreprendre si jeune ?

C’était en 2013, j’avais alors 21 ans. Nous étions en cours avec un ami et nous avons pensé à un concept d’application pour smartphone, sorte d’hybride ente réseau social et gamification. Nous ressentions tous deux le besoin d’entreprendre, de créer, de passer du stade d’idée à la réalisation concrète de notre projet. J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale et je ne pouvais me contenter de rester assis sur les bancs de l’université à emmagasiner des concepts théoriques sans pouvoir les appliquer.

Comment t’est venue l’idée ?

L’idée était de proposer sur le marché un réseau social qui promeut la compétition entre les utilisateurs et récompense leur progression au sein de l’application. Ce réseau social, du nom de Walrus (clin d’œil à I Am the Walrus des Beatles), était basé sur les mécaniques des social games et poussait ses utilisateurs à partager leurs meilleures publications dans le but de collecter des points et d’améliorer leur rang au sein de la communauté Walrus.

Pour faire simple, lorsqu’un utilisateur publie une photo, il peut récolter des points, donnés par les autres utilisateurs sous forme de likes. Plus un utilisateur a de points, plus vite il pourra gravir les échelons et obtenir un rang important lui permettant ainsi de débloquer des améliorations in-app.

Quels ont été les challenges que tu as rencontrés ?

Nous ciblions le marché américain et des opportunités se sont présentées à New-York. Le premier challenge a donc été de créer la société aux USA en s’entourant des bonnes personnes, notamment des avocats et experts comptables francophones.

Ensuite, vint la phase de recrutement de l’équipe technique. Nous étions trois associés co-fondateurs : CEO, CMO et Directrice de Création.

Aucun de nous trois n’avait de compétences en développement, il nous a donc fallu benchmarker le marché afin de trouver une solution flexible, relativement économique et de qualité.

Enfin, le plus gros challenge a probablement été de se lancer, de partir d’un terrain vierge pour y bâtir notre projet, sans aucune base sur laquelle nous appuyer.

Quelle est ta réussite la plus marquante ?

C’est sans équivoque la naissance de notre app, le fait de voir l’icône matérialisée sur son iPhone, c’était un aboutissement de plusieurs mois de travail

Quel est ton échec le plus marquant ?

Lorsque nous avons dû arrêter l’aventure Walrus. Nous manquions cruellement d’expérience pour un projet aussi ambitieux et malgré d’excellents retours et metrics lors de la phase de lancement, les contretemps se sont accumulés.

Qu’est-ce que l’entrepreneuriat t’a appris ?

Plusieurs choses :

   À douter de tout sauf de la nécessité de fédérer autour d’un but commun
   L’idée, en soi, n’a aucune valeur intrinsèque, contrairement à son exécution
   Construire, déconstruire, puis reconstruire, pour le bien du business
   La relation entre founders est comparable à un ménage. S’associer, c’est se marier