Se posant déjà comme les avocats du futur, les plus de 75 entreprises qui composent la Legal Tech française s’aventurent sur de plus en plus de terrains. Elles ont un objectif commun : celui de donner accès à la justice au plus de personnes possible. De la rédaction de contrats, aux réclamations en passant par la simple information juridique, les entreprises de la Legal Tech regorgent de nouveautés et d’innovations. Les équipes de StartupOnly vous permettent de plonger au cœur de cet univers.

 

Les différents types d’entreprises dans la Legal Tech

Les entreprises de la Legal Tech se répartissent en différents secteurs d’activité. En fonction de ces derniers, elles sont dotées de spécificités techniques différentes afin de vous rendre le meilleur service possible avec une UX optimisée. Quel que soit votre besoin, une entreprise du secteur pourra y répondre. Vous cherchez un bail ou un document juridique en particulier ? Une entreprise pourra vous le fournir en automatisant la rédaction de celui-ci, se basant sur un questionnaire que vous aurez rempli.

Par ailleurs, si vous êtes créateur ou dirigeant d’une entreprise, de nombreuses startups de la Legal Tech pourront vous faciliter la vie en vous accompagnant dans l’ensemble des démarches administratives que vous devez mener. De manière très originale, certaines entreprises pourraient remplacer les tribunaux ! Axées sur une démarche BtoB, ces entreprises proposent leurs services pour résoudre des conflits de manière équitable et, surtout, très rapide.

Pour finir, certaines entreprises vous permettent de faire valoir vos droits : que ce soit pour un retard d’avion, pour saisir les prud’hommes ou pour de nombreuses autres actions en justice, elles vous accompagnent pour obtenir le respect de vos droits. Parmi l’ensemble de ces startups, l’intervention de professionnels de la justice est plus ou moins nécessaire. Dans la rédaction de documents juridiques, une fois l’automatisation mise en place, il est rarement nécessaire de faire intervenir des professionnels. En revanche, les entreprises de la Legal Tech proposant des solutions d’arbitrage en ont bien plus besoin afin de trouver une solution équitable pour les parties au litige.

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En outre, selon une étude de l’observatoire des avocats, 93% des avocats estiment que « l’exercice de leur profession s’effectuera à l’aide d’outils qui changeront la nature et l’organisation de leur activité ». C’est dans ce sens que certaines entreprises de la Legal Tech s’attachent à développer des outils à destination des cabinets d’avocats. La création de tels outils répond à différents objectifs : la recherche de documents juridiques, ou la standardisation de certaines rédactions.

 

La composition de la Legal Tech Française

Au vu des dernières évaluations, vous trouverez plus de 168 entreprises gravitant dans l’écosystème des Legal Tech. La majeure partie d’entre elles se concentre sur la rédaction de documents juridiques. Il s’agit en effet d’un secteur à la fois attrayant considérant qu’il concerne l’ensemble de la population et bien plus encore. Tout le monde a recours un jour à la rédaction d’un document juridique, que ce soit pour un bail, pour les statuts d’une entreprise ou tout autre acte.

Par ailleurs d’un point de vue technologique, l’automatisation du remplissage de documents juridiques est une possibilité facilement accessible : l’automatisation du remplissage d’un document pouvant aisément être transposée à un autre. L’exemple type du remplissage d’un bail est particulièrement intéressant : une fois l’automatisation du remplissage d’un type de bail, il est possible de transposer l’expérience à d’autres baux.

Finalement, une récente étude montre que 82% des projets dans la Legal Tech sont déjà lancés. Ainsi, les entreprises du secteur ont déjà atteint un certain niveau de maturité. De leur côté, 18% des projets sont à l’étude ou seront lancés prochainement

État des projets de lancement Legaltech - Crédit Village de la Justice
Crédit Village de la Justice https://www.village-justice.com/articles/Les-start-up-droit,18224.html

 

Automatiser le métier d’avocat : c’est possible ?

L’objectif des entreprises de la Legal Tech est de faciliter le travail des avocats et de standardiser leurs relations avec les clients. L’idée de l’automatisation complète du métier d’avocat est bien loin : il s’agit davantage d’une complémentarité entre l’avocat et la plateforme. Si vous rêviez de voir un robot à la place de votre avocat, vous serez déçu !

D’autre part, il est important de souligner que le développement des startups de la Legal Tech permet de diffuser les possibilités de recours en justice à une partie de la population n‘y ayant pas accès ou n’ayant pas conscience de ses droits. En définitive, il se pourrait bien que les entreprises de la Legal Tech renforcent la demande auprès des avocats, bien plus qu’elles ne la contractent.

Au sujet de l’automatisation du métier d’avocat, un récent article du NY Times posait la question de savoir si la profession d’avocat serait la prochaine victime de la Silicon Valley. L’article relève que si certaines tâches sont automatisables, notamment celles relatives à la recherche de documents juridiques, d’autres ne le sont pas du tout. On voit mal comment remplacer l’avocat qui conseille ses clients, négocie, ou encore plaide face à un jury. Les experts de McKinsey, de leur côté, considèrent que 23% du travail d’avocat pourrait être automatisé : nos lecteurs avocats ont encore de beaux jours devant eux.

 

Ainsi, le secteur de la Legal Tech en France est de plus en plus compétitif et revêt un intérêt majeur pour de nombreuses entreprises. Si la profession d’avocat ne semble pas mise en danger, elle devrait se transformer au cours des années à venir. De notre côté, on a hâte d’échanger avec vous sur ces évolutions !